Quant aux perspectives après une perte de son emploi, la majorité s’est habituée à se voir chômeur ou même SDF et la crise de nos jours n’améliore pas sa vision de son avenir. Pourquoi est-ce comme cela ?
Regardez les médias. Ils jouent un rôle non- négligeable dans cette constellation sociale. Rare sont les images et informations sur des réussites accessibles pour le commun des mortels. Certes, il y a de temps en temps des émissions de ce genre, mais la réussite est dépeinte comme un miracle, une opportunité unique et isolée, dont il faudrait être « spéciale » pour y parvenir
Est-ce que cela devrait être forcément l’ANPE, l’ultime cul de sac à la sortie d’une entreprise ?
Je pose cette question parce qu’à la mise en chômage en masse des ouvriers (-ères) et depuis peu aussi des ingénieurs, l’accès à un nouvel emploi devient logiquement encore plus hasardeux, pareil aux jeux de casinos. Vous misez sur l’industrie automobile, l’industrie lourde et toute autre industrie, rien n’est plus si sûr depuis cette année 2008. –
Nous rentrons dans l’air des ultimes conséquences d’un capitalisme spéculatif, autosuffisant et inhumain. Le dieu « argent » s’est emparé de toute décision qu’un être humain est obligé à prendre. L’homme est devenu accessoire, devenue dans la plupart des cas « un poste » qui génère trop de frais et n’est en conséquence pas rentable. L’industrie robotique bât son plein et paradoxalement l’envie et les efforts intensifiés naissent dans les pays les plus peuplés, comme p.ex. le Japon ou la Corée. Tout ce monde œuvre à l’élimination de l’homme dans le monde du travail, pour chérir la vision des plaisirs éternels et d’une oisiveté prolongée, réclamant tout le « fun » qui procure encore un dernier « shoot ».
Le cerveau, donc son intellect, comprend cela fort bien et pousse fidèle à sa nature dans le sens d’une croissance infini.
Pour les victimes de cette ambition généralisée depuis longtemps déjà, ce même intellect conclure la rentrée à l’ANPE, le pointage éternel et les ASSEDIC comme dernier recours et va miroiter l’espoir du « gros lot » à atteindre (un but presque inaccessible).
Entre temps, le monde de chacun tombe en ruine et composant le paysage triste et malheureux que nous connaissons de mieux en mieux aujourd’hui, au fur et à mesure de la démobilisation des travailleurs. Sur le plan politique apparaissent des sauveurs incapables l’un plus que l’autre, mais toujours compétent pour le verbe qui procure confiance et fait monter les enchères.
La meute est ballottée de la Gauche à la Droite, broyée au Centre, enfouillée dans le passé par les extrémistes, sans jamais prendre conscience de son état indigne. Et ceux et celles qui auraient les étoffes et capacités de pouvoir rendre de la dignité à l’homme, ils ne sont plus de ce monde, c. à d. ils ont déjà vendu leur âme à la luxure et l’oisiveté tant convoité par les riches comme par les pauvres.
En conclusion, qui restera sur la touche ? - - - Vous et moi ! Si c’est donc le cas, pourquoi pas tenter autre chose ? Quand on a plus rien à perdre, on a le choix entre tout casser ou tout prendre en main soi-même ! Mais comment ?
Quand je vois les ouvriers d’une usine en cours de sa délocalisation aux pays des mieux exploités, je me pose la question, pourquoi ces gens ne se mettent pas autour d’une table pour former une entreprise par leur propre initiative. Tant de talents dans la rue, tant de capacités de travail et aussi de l’argent, car chacun pourrait apporter une petite partie de ses économies. Chacun suivant ses possibilités. La contribution pourrait même être de l’huile de coude pour certains, qui n’ont pas les moyens financiers.
Pourquoi pas créer une entreprise plus juste et équilibrée, avec la participation de chaque « employer ». Une participation qui n’a rien a avoir avec les contrats participatifs.
Voici une entreprise nouvelle ou l’exploité devient partisan, membre, coopérateur, tout ce que vous voulez, mais plus un employé de l’ancienne catégorie.
Mais, creusez-vous donc la tête pour trouver les meilleurs statuts et compositions pour une entreprise nouvelle, au lieu d’aller dans les rues pour brûler des pneus, et pour réclamer ce qui est déjà perdu à jamais ! Vos employeurs de la faillite et de la délocalisation massive sont des incapables et incorrigibles, lesquels ne cherchent toujours qu’à faire profiter une seule partie, la leur.
Refusez de devenir leurs victimes ! C’est trop d’attention donné pour un genre qui ressent déjà sa propre mort, car ce genre de leader s’éliminera lui-même et tout l’argent du monde ne peut pas les en protéger. Oubliez-les, comme vous oubliez les cafards quand vous avez assainit la maison auparavant plein de moisissure et de parasites.
Pensez « entreprise nouvelle », ranger vous derrière cette seule vision et avancez dans ce sens.
Commencez à faire le bilan de vos compétences et choisissez les personnes, capables de créer l’environnement juridique pour cette aventure. D’autres vont faire du brainstorming pour le produit à mettre en route et d’autres encore vont construire ce qui doit être construit.
L’homme n’est pas Dieu, mais il a reçu le don du libre choix et de l’ingéniosité, tant qu’il ne se bricole pas lui-même des limites et contraintes. Les clôtures, les murs et prisons, c’est l’invention de l’homme. De même ses préjugés.
La crise n’est plus une, quand nous la transformons en une opportunité pour construire le meilleur ! Et cette fois, sans l’élite monétaire, sans le patronat, sans l’Etat. Ils peuvent servir comme moyen pour faire avancer votre projet, mais jamais plus vous ne devriez vous laisser berné par leurs promesses piégeuses.
Qu’en pensez-vous ? Préparez-vous par la pensée déjà avant d’être renvoyé et ne laissez plus rien au hasard !
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