La France à la traîne, l’Europe dans l’illusion
Enfin ! La France a pris la présidence de l’Europe en main !
Elle ne sera plus ballottée par des décisions lointaines et incomprises des Français.
Néanmoins, la réalité nous parle différemment et pas du tout en faveur de la France
et des politiciens français. Le spectre français surgit dans les discussions des spécialistes : Les Français, et dans ce cas spécifique du parlement européen, ne travaillent pas assez, ne collaborent pas assez, ne sont pas assez présent dans les cercles de travail, mais ils rouspètent, critiquent et votent NON sur les décisions de l’Europe, sans en avoir suffisamment participé à leur élaboration, sans avoir compris.
En effet, de loin la France parle trop, mais elle ne s’impliquent pas, ne cherche pas à comprendre l’autre, les 27 autres membres. De plus, il surgit un président à un ego surdimensionné qui donne vite l’impression à ces interlocuteurs « qu’il veut les tirer sur la table ».
La première rencontre avec la chancelière allemande, Madame Merkel, a été bien remarqué : Sarko arrive, ouvre ses bras et tire Madame Merkel vers lui pour l’embrasser. Cette image reste gravé dans la vision allemande.
Monsieur Sarkozy a seulement la chance que Madame Merkel ne se laisse pas si facilement intimider. La beurrière sait trancher…
Le problème d’être réellement respecté dans l’union européenne provient de l’écart entre l’effort et l’attitude de la France, laquelle est proportionnellement surdéveloppée aux maigres efforts pour s’impliquer dans les rouages du Parlement européen.
J’ai fait la même expérience dans le secteur de l’industrie; les Français brillent globalement par leur absence dans les expositions en Allemagne, les symposiums spécialisées, où les industriels allemands, hollandais, etc. tirent un maximum de profit, en se parlant, en présentant leurs projets et beaucoup d’autres choses encore. Dans cet exemple je ne pense pas au groupe Lafarge ou Framatome, lesquels travaillent avec un esprit mondiale, même si cet esprit cache néanmoins encore cette attitude élitaire à la française.
Personnellement j’en ai pas de problème avec cela, car je vis et travail en France, mais cela ne m’empêche pas de constater ce mal qui cause autant de problèmes au Français, à leurs politiques et à leur industrie. Et de l’admettre n’est pas la tasse de thé à mes interlocuteurs.
C’est pourquoi, la présidence de l’Europe deviendra peut être la médicine de guérison, même si cela ce passait douloureusement.
Un autre problème est pour moi l’illusion européenne de croire de pouvoir diriger le bateau à 27. Il devrait être connu dans l’histoire qu’en aucun cas les hommes peuvent s’entendre à grand nombre, déjà à deux c’est compliqué, alors comment croient-ils de pouvoir réussir à vingt-sept ? Sarkozy sera le premier à le constater. Les allemands ont déjà plus d’habitude de travailler en consensus avec les 27, mais seulement parce qu’ils ont une industrie forte et qu’ils savent se faire entendre. Qu’advient la France dans tout cela ? Il y aura du travail sur la planche et il faudrait peut être faire le ménage chez les parlementaires français pour qu’il y aura enfin un esprit de travail à l’échelle européenne.























Les commentaires récents